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La famille selon le plan de Dieu repose d'abord sur la mère


Paravenirdelaculture- Publié le 29 septembre 2014

La famille selon le cœur de Dieu repose d’abord sur la mère. « Les grandes hommes, a dit Bossuet, se forment sur les genoux de leurs mères. Oui, mes Frères, nous restons à peu près toujours ce que nous avons été dès la première heure de notre existence. Tout ce que l’homme possède de force, tout ce qu’il goûte de joie, tout ce qu’il exerce d’influence lui vient plus ou moins de cette heure où la langue de la mère a délié la langue de l’enfant, de cette heure où le sourire de la mère a provoqué le sourire de l’enfant.

Nous ne serons nulle part ni jamais des hommes capables de domination sur nous-mêmes, de victoire contre aucune passion, si Dieu n’avait pas placé près de notre berceau une mère aimante et dévouée pour nous donner la notion de la vie intellectuelle et morale, pour surveiller et régler les premiers élans de notre nature. C’est la mère que communique à l’enfant ses premières impressions, ses premiers goûts et par suite ses habitudes souvent définitives. L’enfant qui a eu une mère vertueuse et tendre ne sera jamais tout à fait mauvais. Combiens de fois, dans les plus fougueux égarements, la pensée d’une bonne mère et la crainte de l’affliger arrêta l’enfant prodigue sur le bord du précipice et combien de fois, dans l’heureux travail du repentir, le souvenir d’une de ses paroles ou même d’un de ses regards détermina pour lui le retour au bien !

Voyez-la à l’œuvre, la véritable mère qui comprend la grandeur de sa vocation et l’importance de sa tâche. On dirait que son cœur est un tabernacle d’où s’épanchent sur les âmes les trésors nécessaires : Dieu, la loi morale, la justice, la pureté, l’honneur. Elle initie peu à peu son enfant aux grandes vérités qui feront plus tard l’objet de sa foi raisonnée et qui, dès lors, mêlées aux plus chères impressions de ses jeunes années, aux caresses de sa mère, s’incrustent doucement dans les dernières profondeurs de son âme naïve et confiante.

Elle l’initie à la divine morale de l’Évangile qui, associée elle-aussi à tous les charmes et à toutes les suavités de l’amour maternel, restera gravée parmi ses meilleurs et ses plus impérissables souvenirs. Et parce que ce cœur, si jeune qu’il soit, renferme en germe les passions qui se réveilleront plus tard impétueuses et fières, la mère le sent et le dirige, et je la vois, sublime ouvrière, penchée sur son fils ou sa fille, leur inspirant l’attrait de tout ce qui est pudeur, justice et sainteté, de tout ce qui est mérite et noblesse devant Dieu, honneur et vertu dans la vie. »

Source : Conférence de l’Abbé Gibier, donnée à Orléans l’année 1901 et publiée dans le livre « La désorganisation de la famille », P. Lethielleux, libraire-éditeur, Paris, 1903, pp. 242-244.