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Pour les catholiques, un aveuglement qui passe mal


Paravenirdelaculture- Publié le 07 août 2016

8 août 2016

Pour les catholiques, un aveuglement qui passe mal

10 000 pétitionnaires supplient Mgr Pontier de changer de pastorale face à la menace du terrorisme islamique

L’égorgement par un djihadiste du Père Jacques Hamel le 26 juillet était l’occasion de comprendre l’échec d’un « dialogue inter-religieux » avec une « religion » qui, dans son livre sacré, prêche que « entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! » (Coran 60.4).

Les évêques n’ont hélas pas souhaité à ce jour lancer un appel à préserver l’identité chrétienne de la France, et taisent le droit d’une nation à sa légitime défense certifié par le Catéchisme de l´Église catholique (nº 2265). « Combien de têtes décapitées pour que les gouvernements européens comprennent la situation ? » s’était demandé le cardinal Sarah.

C’est une guerre. Est-ce aussi une guerre de religion ?

Côté terroristes, sans doute. Les circonstances et le dialogue « théologique » des religieuses de St-Etienne-du-Rouvray avec les égorgeurs du P. Hamel donnent toute certitude sur leur motivation religieuse, avant même que l'Etat islamique n’assume l’assassinat.

À nos autorités religieuses (sauf exception, pas encore signalée) semble applicable la fameuse formule par laquelle, sous la Restauration, Talleyrand aurait qualifié les aristocrates de retour d’émigration : ils n’auraient, malgré la Révolution, « rien appris, rien oublié ». Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Pontier a dédouané l'islam : « ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l’islam ». Est-il un bon interprète du Coran ?

Les attentats n’ont rien à voir avec la religion ? L’enseignement de Mahomet, l’histoire et l’actualité plaident différemment. Dans quel pays passé à l’islam la liberté de conscience et de religion est-elle respectée ?

Si « la religion » n’est pas en cause, pourquoi Mgr Dubost et le P. Philippe Maheut, vicaire-général à Rouen, veulent-ils renforcer le « dialogue inter-religieux » ? Pourquoi, Anne Hildago dit-elle maintenant que notre pays est une terre de vivre-ensemble et de « dialogue entre les religions » ?

Pourquoi M. Valls dit-il : « Cette mécanique infernale pousse des individus par centaine, parfois très jeunes – hommes, femmes, de culture musulmane ou convertis de fraîche date – à prendre les armes et les retourner contre leur pays » ?

Et pourquoi la solution annoncée par M. Bernard Cazeneuve serait-elle de réactiver la Fondation des Œuvres de l’Islam de France censé d’être, selon lui, une «instance de dialogue» avec l'islam ?

On ne gagnera pas cette guerre au moyen d’une nouvelle méthode Coué, répétant à l’envie que « tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil ». Pour les djihadistes, un dialogue accru maintenant avec des imams – qui n’ont pas d’influence sur les milieux islamiques car l’islam n’a ni clergé, ni magistère unique comme l’Église catholique – sera interprété comme de la faiblesse, et donnera lieu à toujours plus d’attentats.

S’il faut évidemment une police et des armes adaptés à la situation, une telle guerre ne sera gagnée qu’en investissant son principal terrain, la guerre culturelle. Commençons par reconnaître qu’avec sa décadence culturelle et morale, l’Occident fournit le meilleur des prétextes aux propagandistes djihadistes.

L’Occident est désemparé parce qu’il voit le problème mais pas la solution… Celle-ci ne saurait venir des politiques, ni des économistes, ni des institutions… ni de l’exercice d’un œcuménisme vain ou l’instauration d’un multiculturalisme utopique.

On nous propose de diluer notre esprit et notre culture chrétiens dans un ensemble plus vaste… où le relativisme est roi. Mais c’est à nos racines chrétiennes et nos valeurs familiales traditionnelles qu’il faut revenir car sur elles s’est édifiée la civilisation en France.

C’est elles qu’il faut mettre en avant. Ensuite n’hésitons pas à nommer l’adversaire. C’est précisément ce qu’attend des évêques un vaste secteur de l’opinion qui ne comprend pas une telle carence à un moment si crucial.

Pour signer la pétition, il suffit de cliquer sur ce lien

Contact Avenir de la Culture : Jean GOYARD, 06 20 14 73 45

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