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Ce que dit le Catéchisme de l’Eglise catholique


Le catéchisme de l’Église catholique affirme que ceux qui se livrent à la pornographie commettent un péché grave.

« 2396. Parmi les péchés gravement contraires à la chasteté, il faut citer la masturbation, la fornication, la pornographie et les pratiques homosexuelles. »

Et le « Compendium » du catéchisme reprend :

« 492. Quels sont les principaux péchés contre la chasteté ?

Sont des péchés gravement contraires à la chasteté, chacun selon la nature de son objet : l’adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l’expression du vice de la luxure. Commis sur des mineurs, de tels actes sont un attentat encore plus grave contre leur intégrité physique et morale. »

Le catéchisme donne également une définition de la pornographie et rappelle le devoir des autorités publiques d’empêcher la production et la distribution de matériaux pornographiques :

« 2354. La pornographie consiste à retirer les actes sexuels, réels ou simulés, de l’intimité des partenaires pour les exhiber à des tierces personnes de manière délibérée. Elle offense la chasteté parce qu’elle dénature l’acte conjugal, don intime des époux l’un à l’autre. Elle porte gravement atteinte à la dignité de ceux qui s’y livrent (acteurs, commerçants, public), puisque chacun devient pour l’autre l’objet d’un plaisir rudimentaire et d’un profit illicite. Elle plonge les uns et les autres dans l’illusion d’un monde factice. Elle est une faute grave. Les autorités civiles doivent empêcher la production et la distribution de matériaux pornographiques. »

Défendre la famille et la moralité publique

Lorsqu’il traite de la famille, le Catéchisme de l’Église catholique rappelle encore que les autorités civiles doivent la protéger, notamment en défendant la moralité publique et en préservant la famille de la pornographie.

« 2210 L’importance de la famille pour la vie et le bien-être de la société (cf. GS 47, §1) entraîne une responsabilité particulière de celle-ci dans le soutien et l’affermissement du mariage et de la famille. Que le pouvoir civil considère comme un devoir grave de “reconnaître et de protéger la vraie nature du mariage et de la famille, de défendre la moralité publique et de favoriser la prospérité des foyers” (GS 52, § 2). »

« 2211. La communauté politique a le devoir d’honorer la famille, de l’assister, de lui assurer notamment :

– la liberté de fonder un foyer, d’avoir des enfants et de les élever en accord avec ses propres convictions morales et religieuses ;

– la protection de la stabilité du lien conjugal et de l’institution familiale ;

– la liberté de professer sa foi, de la transmettre, d’élever ses enfants en elle, avec les moyens et les institutions nécessaires ;

– le droit à la propriété privée, la liberté d’entreprendre, d’obtenir un travail, un logement, le droit d’émigrer ;

– selon les institutions des pays, le droit aux soins médicaux, à l’assistance pour les personnes âgées, aux allocations familiales ;

  la protection de la sécurité et de la salubrité, notamment à l’égard des dangers comme la drogue, la pornographie, l’alcoolisme, etc.

la liberté de former des associations avec d’autres familles et d’être ainsi représentées auprès des autorités civiles (cf. FC 46) .

»

Source : Benoît Bemelmans, Violence et pornographie : les ravages